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 Publié le  Philippe ÉCALLE  Ouest France Lien article

Bien décidés à faire reculer l’éolien en Vendée, les militants de la Fédération Vendée Tempête profitent des législatives pour se faire entendre. Les anti-éoliens regrettent la passivité des élus et l’absence d’engagements clairs et forts de la part des candidats à la députation.

Éoliennes et législatives 2017 en vendée

Éoliennes et législatives 2017 en vendée

Une « guérilla » permanente, regroupées sous la bannière de la fédération Vendée Tempêtes, les associations anti-éoliennes, qui ferraillent en Vendée contre l’éolien terrestre, mènent une véritable guérilla contre les promoteurs de cette énergie et les porteurs de projets. Le 25 mars dernier, ils manifestaient dans les rues de La Roche-sur-Yon, pour protester contre la multiplication d’éoliennes terrestres.

Quelques semaines auparavant, ils étaient à Thorigny, qui compte un projet également.« Un scandale financier et bientôt sanitaire », répètent, en boucle, les opposants. « Les éoliennes ne poussent pas là où il y a du vent, mais là où il y a des subventions », ironise Isabelle Durantou. Les opposants dénoncent aussi avec détermination le déni de démocratie qui fait le lit de cette énergie qui, estiment-ils, n’est en rien renouvelable.May Prate, présidente de la fédération Vendée tempêtes, suggère d’ailleurs d’utiliser un autre mot pour l’éolien, « car l’éolien est une énergie intermittente, donc, par définition, non renouvelable, à la différence, par exemple de l’hydrolien ».

Les élus sollicités à la veille des Législatives, May Prate et ses amis ont saisi l’occasion pour solliciter les candidats à l’Assemblée nationale. C’est peu dire qu’ils sont prudents, « à part Raoul Mestre, Gabriel de Chabot et Frédérique Bisière, qui l’évoquent lors de cette campagne ». Les autres ?    Courtois et très à l’écoute, évitent de trop s’engager. « On sent qu’il y a un double discours », dénonce Isabelle Durantou. Interrogé, par écrit, sur sa volonté de soutenir un amendement portant à 1 000 mètres la distance minimale entre les éoliennes et les habitations, Alain Lebœuf (Les Républicains), candidat à sa réélection dans la 1re circonscription, a préféré ne pas répondre.

Même prudence de la part d’autres candidats, Cécile Dreure (PS), Sylviane Bulteau (PS), Anthony Pilatier (PS), Philippe Latombe (La République en marche), Stéphane Buchou (La République en marche), Béatrice Bellamy (les Républicains), Jean-Michel Lalère (Les Républicains) ou encore Wilfrid Montassier (UDI).

En revanche, Hugues Fourage (PS) ou Florence Pineau (Les Républicains) ne louvoient pas, de même que Raoul Mestre (divers droite), Frédérique Bisière (UPR), Cyril Dougados (PCD) ou encore les candidats du Front national. Tous se disent clairement favorables à l’éloignement, au-delà des 1 000 mètres, des éoliennes.

Les électeurs aussi« La fédération est totalement apolitique et ne donne aucune consigne de vote, rappelle Jean-Yves de Curzon, mais s’il n’y a pas d’enjeu électoral, nous suggérons aux électeurs de barrer leur bulletin de vote d’un Non aux éoliennes ».

« Le bulletin de vote peut être le moyen de faire entendre notre opposition contre la mainmise des promoteurs sur notre territoire au détriment de notre santé et de notre cadre de vie »,ajoute-t-il. Des opposants à l’éolien terrestre qui attendent aussi avec curiosité et intérêt les positions du nouveau ministre de l’Ecologie. 

« Avant d’être ministre, Nicolas Hulot avait dit que l’éolien était une bonne idée au départ, mais que c’était une catastrophe à l’arrivée », rappelle Sylvie de Lépinay.
Plus déterminés que jamais, les militants vendéens anti-éoliens espèrent pouvoir obtenir l’autorisation d’assister aux réunions de la commission départementale des sites et des paysages.

« On souhaite être invité, comme les porteurs de projets », souligne May Prate. La guérilla est loin d’être finie. .

Une centaine de projets serait en cours en Vendée!

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